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 Le Travail a t-il un avenir ?

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LeVieux
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Mer 2 Aoû 2017 - 14:18

flika a écrit:

Bien sûr, cela demande une capacité d'adaptation et aussi, une mobilité géographique.
Pour ma part, j'ai trouvé toutes ces expériences enrichissantes et je ne regrette rien ! Ange
Changer d'activité, acquérir de nouvelles connaissances, aller en 'formation' c'est très positif; je ne regrette pas avoir eu + de 3 champs d'activité différents durant ma carrière (plus 1 épisode initial de coopération en CHU Marocain,et des fonctions subalternes en CHU français). Cependant c'est dans 1 cadre stable (les Hôpitaux publics....)...
Par contre l'obligation de mobilité permanente, ça se discute......
C'est en demeurant toujours dans la même petite ville que j'ai pu 'investir' dans du terrain et avoir mes chevaux à la maison.
Si j'ai maintenant un 'domaine' avec 9 pensionnaires, c'est que l'achat du premier bout de pré à un vieil ivrogne remonte à 33 ans maintenant. Avec acquisitions, défrichements, constructions, "trucs" pour rentabiliser, reventes, re-mise en état complète de la ferme (c'est pas encore fini!)

Changer d'activité, oui, que ce soit par envie et curiosité intellectuelle, ou même par nécessité.....
mais obligation de mobilité permanente et imprévisible, c'est pas forcément un progrès......
Même si l'Intendance suit  (logement...), c'est pas forcément un avantage pour la stabilité des relations familiales......
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cath.
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Mer 2 Aoû 2017 - 14:28

flika a écrit:
Néo a écrit:

Aujourd'hui un jeune ne peut pas dire qu'il fera le même métier toute sa vie.... quelle que part c'est bien car cela évitera les cinquantenaires blasés par leurs tâches répétitives d'un autre cela veut dire qu'il faudra être formé et se former ... ce qui impliquera des réformes et des évolutions de comportement : bon nombre de gens aujourd'hui prennent comme une sanction qu'on leur demande de se former au cours de leur carrière...

Pas que les jeunes ! Imbecile Heureux
Bien que maintenant retraitée, j'ai dû exercer 8 boulots différents au cours de ma vie professionnelle.
Quant à la formation, j'ai donné et en ai profité à tous les niveaux dont une demande de congé-formation de 9 mois pour suivre une année de fac et 3 ans dans une école supérieure à la suite d'un concours.
Bien sûr, cela demande une capacité d'adaptation et aussi, une mobilité géographique.
Pour ma part, j'ai trouvé toutes ces expériences enrichissantes et je ne regrette rien ! Ange
Les non fonctionnaires apprécieront.
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cath.
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Mer 2 Aoû 2017 - 14:45

LeVieux a écrit:
Changer d'activité, oui, que ce soit par envie et curiosité intellectuelle, ou même par nécessité.....
mais obligation de mobilité permanente et imprévisible, c'est pas forcément un progrès......
Même si l'Intendance suit  (logement...), c'est pas forcément un avantage pour la stabilité des relations familiales......
Le logement : chaque fois que tu bouges, tu perds 15% entre les frais d'agence et de notaire. Avant le bénéf sur la vente de ton ancien logement te permettait de compenser mais maintenant, ce n'est plus le cas.
Si tu es amené à déménager, il faudra trouver un autre emploi pour le conjoint. Pas gagné.

On va vers une précarisation de l'emploi et de la vie où seuls les plus solides s'en sortiront. Les autres, ça va être le carnage. Mais finalement, pas plus que pour les salariés de GAD ou LeJaby.
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flika
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 2:11

cath. a écrit:
Les non fonctionnaires apprécieront.

Je ne vois pas pourquoi...
Et justement, au bout de 15 ans passés en CDI dans un boulot "alimentaire", on aspire à autre chose.
C'est pourquoi je dis merci à la formation qui m'a permis d'accéder à un autre statut.
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Néo
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 9:23

cath. a écrit:
Citation :
Aujourd'hui un jeune ne peut pas dire qu'il fera le même métier toute sa vie.... quelle que part c'est bien car cela évitera les cinquantenaires blasés par leurs tâches répétitives d'un autre cela veut dire qu'il faudra être formé et se former ... ce qui impliquera des réformes et des évolutions de comportement : bon nombre de gens aujourd'hui prennent comme une sanction qu'on leur demande de se former au cours de leur carrière... mais il faut dire aussi que le nombre de managers médiocres est assez élevé et donc forcément les gens sont démotivés donc cercle vicieux et on met ça sur le compte du coût du travail (en oubliant de mentionner qu'on a une des meilleures productivité)...
Même si je suis bien consciente que le monde du travail évolue dans le sens que tu évoques, loin de moi d'y mettre la tonalité positive que tu emploies.
Le jeune sera blasé pareil à 50 ans de devoir changer de métier régulièrement. Se former, changer de métier demande de l'énergie. L'énergie, tu en as quand tu vas bien, quand tu te sens en sécurité, quand ton travail a du sens. Devoir se former, trouver un nouveau poste, génère de l'insécurité.

Je n'ai connu que des directions médiocres, sans capacité de management, as de la démotivation de leurs salariés.

La positivité c'est aussi au travailleur de la cultiver: s'il reste dans son train train jusqu'au bout, oui au jour de changer de job, c'est le saut dans l'inconnu, la cata etc car il a toute les chances de devoir faire un truc totalement différent avec une formation longue... Si tout au long de sa carrière il est à l'écoute de ce qui se passe autour de lui, fait des formations courtes (1 à 5 jours) au fur et à mesure, l'évolution se fait beaucoup plus naturellement en changeant de poste tous les 3 à 5 ans et de petits bonds en petits bonds on se retrouve 30 ans plus tard dans un métier/une branche totalement différente sans s'en apercevoir.

Bien sûr que les directions médiocres il y en a à la pelle, mais il ne faut pas non plus tout leur mettre sur le dos ! Le plus gros problème c'est surtout qu'entre les TPE et les gros groupes on n'a pas tous les mêmes accès aux formations et aux évolutions, dans certains cas c'est plus compliqué que d'autres.
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Néo
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 9:29

flika a écrit:
Néo a écrit:

Aujourd'hui un jeune ne peut pas dire qu'il fera le même métier toute sa vie.... quelle que part c'est bien car cela évitera les cinquantenaires blasés par leurs tâches répétitives d'un autre cela veut dire qu'il faudra être formé et se former ... ce qui impliquera des réformes et des évolutions de comportement : bon nombre de gens aujourd'hui prennent comme une sanction qu'on leur demande de se former au cours de leur carrière...

Pas que les jeunes ! Imbecile Heureux
Bien que maintenant retraitée, j'ai dû exercer 8 boulots différents au cours de ma vie professionnelle.
Quant à la formation, j'ai donné et en ai profité à tous les niveaux dont une demande de congé-formation de 9 mois pour suivre une année de fac et 3 ans dans une école supérieure à la suite d'un concours.
Bien sûr, cela demande une capacité d'adaptation et aussi, une mobilité géographique.
Pour ma part, j'ai trouvé toutes ces expériences enrichissantes et je ne regrette rien ! Ange

Non bien sûr, ça ne date pas d'aujourd'hui Smile mais quand tu as commencé (pas tapé lol), les gens rentraient chez X pour être tranquille toute leur carrière (pas tous même une bonne partie quand même surtout dans les emplois peu qualifiés), aujourd'hui aucun jeune ne peut se dire ça
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Néo
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 9:35

cath. a écrit:
Le logement : chaque fois que tu bouges, tu perds 15% entre les frais d'agence et de notaire. Avant le bénéf sur la vente de ton ancien logement te permettait de compenser mais maintenant, ce n'est plus le cas.
Si tu es amené à déménager, il faudra trouver un autre emploi pour le conjoint. Pas gagné.

On va vers une précarisation de l'emploi et de la vie où seuls les plus solides s'en sortiront. Les autres, ça va être le carnage. Mais finalement, pas plus que pour les salariés de GAD ou LeJaby.

Tu confonds tout... toi tu veux de l'assistanat : ok je change de job mais vous vendez ma maison et vous m'en retrouvez une autre plus un job pour le conjoint... ces contraintes ont toujours existé (les frais d'agence n'ont fait qu'augmenter les prix de vente) et des milliers de gens les ont levé mais pour cela il faut sortir de ses charentaises et regarder suffisamment loin pour anticiper la vague et pas attendre qu'un hypothétique sauveur (de préférence l'état exsangue) vienne à la rescousse.

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rochellou
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 10:24

Les frais d'agence ça me fait juste halluciner
10 K€ de commission pour mettre en relation 1 acheteur et 1 vendeur je trouve ça ouf
Et zéro concurrence entre agences, limite ententes illicites

_________________
"Si vous voyez un clown pleurer, ne soyez pas tristes : il se repose
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lambada
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 3 Aoû 2017 - 12:20

Oui enfin là permettez-moi de vous dire que vous êtes tous à l'ouest à disserter sur les frais de notaire rire
Le pauvre, il loue.

Acheter suppose un train de vie qui le permet...
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cath.
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Ven 4 Aoû 2017 - 2:13

Néo a écrit:
cath. a écrit:
Le logement : chaque fois que tu bouges, tu perds 15% entre les frais d'agence et de notaire. Avant le bénéf sur la vente de ton ancien logement te permettait de compenser mais maintenant, ce n'est plus le cas.
Si tu es amené à déménager, il faudra trouver un autre emploi pour le conjoint. Pas gagné.

On va vers une précarisation de l'emploi et de la vie où seuls les plus solides s'en sortiront. Les autres, ça va être le carnage. Mais finalement, pas plus que pour les salariés de GAD ou LeJaby.

Tu confonds tout... toi tu veux de l'assistanat : ok je change de job mais vous vendez ma maison et vous m'en retrouvez une autre plus un job pour le conjoint... ces contraintes ont toujours existé (les frais d'agence n'ont fait qu'augmenter les prix de vente) et des milliers de gens les ont levé mais pour cela il faut sortir de ses charentaises et regarder suffisamment loin pour anticiper la vague et pas attendre qu'un hypothétique sauveur (de préférence l'état exsangue) vienne à la rescousse.

Où ai-je dit que je voulais de l'assistanat ? Je ne fais que le constat que la mobilité professionnelle n'est pas facile et donnée à tout le monde, pour des raisons financières, d'organisation familiale, de solidité psychologique.
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chizhou
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Ven 4 Aoû 2017 - 5:44

Comme les salaires ne suivent pas tous le coût de la vie je ne vois pas comment on peut envisager de déménager si on n'en a pas les moyens! C'est en temps de crise que jouent à nouveau les solidarités familiales pour le logement, les gardes d'enfants, le jardinage etc... Et puis avec notre passion un bref envahissante sur ce forum, pas facile de déménager! Finalement c'est plus difficile de changer de job et de vie pour la classe moyenne...
Quand je vois nos salaires de profs je comprends pourquoi le ministère multiplie les recherches pour recruter des contractuels en banlieue parisienne, rien que le coût de la vie c'est décourageant!
De mon côté si je pouvais j'aimerais bien partir en famille enseigner dans les lycées français à l'étranger, en Corse ou dans les Antilles, mais entre les chevaux et le job de Monsieur, non délocalisable, hein ce sera pour dans une autre vie!
J'ai aussi un autre projet plus réaliste, région touristique et proche des cures médicales d'Avène, construire des gîtes.
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lambada
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Ven 4 Aoû 2017 - 5:54

Néo a écrit:


La positivité c'est aussi au travailleur de la cultiver: s'il reste dans son train train jusqu'au bout, oui au jour de changer de job, c'est le saut dans l'inconnu,

On dirait moi  rire  rire


Néo a écrit:

Bien sûr que les directions médiocres il y en a à la pelle, mais il ne faut pas non plus tout leur mettre sur le dos ! Le plus gros problème c'est surtout qu'entre les TPE et les gros groupes on n'a pas tous les mêmes accès aux formations et aux évolutions, dans certains cas c'est plus compliqué que d'autres.

Je n'ai connu que ça (bon que 3 hein)
n°1 : bosseur mais théorie du diviser pour mieux régner, constamment à rabaisser, annihiler toute confiance en toi, etc...
n°2 : super sympa mais n'en glandait pas une. A été viré assez vite.
n°3 : côté maternel sympa (genre pas de pb si tu dois t'absenter là tout de suite pour raison familiale, même ton chien paumé dans la foret rire . Capacité professionnelle douteuse (donc n'hésitera pas à te sacrifier pour sauver sa peau si besoin est), toujours absent (à priori bosse bcp pour son ancien département). Capacité de manager nulle.
n°4 depuis peu, donc encore un peu tôt pour se faire une idée : bosseurs (ils sont 2), sympas, efficaces. Première fois que j'ai le combo gagnant, à suivre...
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cath.
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Ven 4 Aoû 2017 - 6:33

Néo a écrit:
La positivité c'est aussi au travailleur de la cultiver: s'il reste dans son train train jusqu'au bout, oui au jour de changer de job, c'est le saut dans l'inconnu, la cata etc car il a toute les chances de devoir faire un truc totalement différent avec une formation longue... Si tout au long de sa carrière il est à l'écoute de ce qui se passe autour de lui, fait des formations courtes (1 à 5 jours) au fur et à mesure, l'évolution se fait beaucoup plus naturellement en changeant de poste tous les 3 à 5 ans et de petits bonds en petits bonds on se retrouve 30 ans plus tard dans un métier/une branche totalement différente sans s'en apercevoir
J'ai l'impression de lire du Christophe André. Bon, le positivisme est à la mode.

Demande aux gens de GAD qui sont entré sans formation dans le boite à 17 ans et ont appris 30 ans plus tard qu'elle fermait ce qu'ils pensent du saut dans l'inconnu et des formations courtes pour arriver dans une branche différente 30 ans plus tard. Ben voyons

Pour avoir fait des formations courtes : mes directions se sont empressées de na pas en tenir compte. Les changements de pratiques les remettent trop en question.


Dernière édition par cath. le Ven 4 Aoû 2017 - 6:40, édité 1 fois
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cath.
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Ven 4 Aoû 2017 - 6:39

lambada a écrit:
Néo a écrit:


La positivité c'est aussi au travailleur de la cultiver: s'il reste dans son train train jusqu'au bout, oui au jour de changer de job, c'est le saut dans l'inconnu,

On dirait moi  rire  rire


Néo a écrit:

Bien sûr que les directions médiocres il y en a à la pelle, mais il ne faut pas non plus tout leur mettre sur le dos ! Le plus gros problème c'est surtout qu'entre les TPE et les gros groupes on n'a pas tous les mêmes accès aux formations et aux évolutions, dans certains cas c'est plus compliqué que d'autres.

Je n'ai connu que ça (bon que 3 hein)
n°1 : bosseur mais théorie du diviser pour mieux régner, constamment à rabaisser, annihiler toute confiance en toi, etc...
n°2 : super sympa mais n'en glandait pas une. A été viré assez vite.
n°3 : côté maternel sympa (genre pas de pb si tu dois t'absenter là tout de suite pour raison familiale, même ton chien paumé dans la foret  rire . Capacité professionnelle douteuse (donc n'hésitera pas à te sacrifier pour sauver sa peau si besoin est), toujours absent (à priori bosse bcp pour son ancien département). Capacité de manager nulle.
n°4 depuis peu, donc encore un peu tôt pour se faire une idée : bosseurs (ils sont 2), sympas, efficaces. Première fois que j'ai le combo gagnant, à suivre...

n°1 : PNM = > m'a empêchée d'accéder à un poste
n°2 : heu je ne saurai même pas le qualifier : bosseur, pas méchant mais relationnel surréaliste avec son équipe. Equipe perturbée qui ne sait pas où elle va.
n°3 : PNM => m'a mise au placard
n°4 : un mélange de ton 1 mais pas bosseur, 2 et 3. Mets tous les freins possibles.

Un pur bonheur quoi.
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mazel
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 17 Aoû 2017 - 12:23

http://grand-angle.lefigaro.fr/enquete-cadres-crise-tentation-artisanat




Citation :
il peut d’abord y avoir une « approche hédoniste » à la reconversion manuelle: «on perçoit que certains ont une qualité de vie quotidienne meilleure, on veut la même, et le retour au manuel est alors plutôt un prétexte». Mais l’attente peut être plus profonde : «l’homme peut également vouloir redécouvrir les limites de son corps, en faire l’expérience à travers son travail». L’envie d’une activité manuelle peut tout autant répondre à un désir de voir immédiatement le résultat de son action (les boîtes à cigares de Walter, les pâtisseries de Pauline...), qu’à une envie de se réincarner dans la matière et le temps, en laissant des objets, et donc une empreinte durable. D’autant que l’effort cérébral d’analyse, de conception, d’organisation demandé par un métier d’artisanat, égale ou dépasse bien souvent celui qu’exigent les métiers dits intellectuels.

Citation :
...un phénomène massif, durable et maintenant mieux compris: l’ennui et la perte de sens au travail. De plus en plus d’employés perçoivent désormais leur poste comme un bullshit job ou « job à la con », tel que théorisé en 2013 par l’anthropologue américain David Graeber, et s’y ennuient profondément. En cause ? La répétitivité des tâches, l’absence de créativité et le manque de résultats concrets, griefs les plus redondants. La généralisation de l’ordinateur au travail, à partir du milieu des années 1980, a modifié profondément les rythmes et la productivité, contrebalançant un pouvoir de calcul foudroyant par des normes et des procédures de contrôle (« processes ») toujours plus strictes. Aujourd’hui, difficile d’imaginer une organisation du travail sans outil numérique. Hors pour Axel Rokvam, «devant un ordinateur, on ne se voit pas agissant, ce qui creuse rapidement une frustration». Même discours pour Juliette Bouzou : aujourd’hui vitrailliste, elle a travaillé pendant plus de dix ans dans le secteur bancaire. Arrivée chez BNP Paribas au début des années 90, elle a vu son travail se transformer sous l’effet de la dématérialisation des tâches. « Désormais, la quasi-totalité du travail d’un banquier s’effectue devant un ordinateur », explique-t-elle. « Le contact humain est réduit à sa portion congrue, et même la production écrite tend à disparaitre. »

Citation :
les relations au travail changent et tendent à se détériorer : le client n’est plus devant soi mais à des milliers de kilomètres, le collègue situé un étage au-dessus se contente de communiquer par mail, etc. Dans cet environnement, certains s’adaptent ou ne perçoivent pas d’aliénation particulière ; d’autres ne tiennent plus en place.

Citation :
...dans des économies occidentales faisant du sur-place depuis quelques années, l’entreprise se fige, comme les carrières. Dans son livre la Révolte des premiers de la classe sur le phénomène de reconversion, Jean-Laurent Cassely cite le spécialiste Denis Monneuse, qui a calculé que le salaire d’un cadre est aujourd’hui en moyenne 2,7 fois celui d’un ouvrier, alors que le rapport était de 1 à 4 dans les années 1960. Une banalisation progressive, et un sentiment de déclassement social relatif que certains ressentent amèrement. « Nous sommes des ouvriers des temps modernes », confie Juliette Bouzou. « Surdiplômés, certes, bien payés, mais des ouvriers quand même. »

Et s’ils décident de quitter le monde corporate, c’est que le futur ne leur augure rien de bon : l’omniprésence actionnariale et surtout l’automatisation des programmes de contrôle pourraient ringardiser de plus en plus de postes, et les cols blancs risquent par millions de voir leurs responsabilités stagner, au mieux.

Enfin, les considérations éthiques ressortent parfois des témoignages des reconvertis.

...« certaines entreprises ne cherchent plus à exceller dans un métier mais uniquement à produire de la valeur à court terme pour leur actionnaire ».

....«le confort matériel ne suffit pas et les gens se vident en l’absence d’espérance»
.


Dernière édition par mazel le Jeu 17 Aoû 2017 - 12:36, édité 1 fois
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mazel
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MessageSujet: Re: Le Travail a t-il un avenir ?   Jeu 17 Aoû 2017 - 12:24

Suite
http://grand-angle.lefigaro.fr/enquete-cadres-crise-tentation-artisanat

Citation :
Quelle réponse l’entreprise peut-elle imaginer ?

Face à une tendance qui prend de l’ampleur, et qui, selon Jean-Laurent Cassely, ferait de ces «premiers de la classe» reconvertis l’avant-garde d’une révolution à venir dans notre rapport au travail, start-ups comme grands groupes tentent de s’adapter.

Symptômes de cette prise de conscience, les «responsables du bonheur», ou «Chief Happiness Officer» (CHO) : selon une récente étude de Joblift, même si le poste n’est pas encore significativement répandu, leur nombre aurait été multiplié par cinq depuis 2015. Selon Joblift, 60% sont rattachés aux postes d’assistant de direction, voire aux services généraux.
Dans 23% des cas, la responsabilité du bonheur au bureau est confiée au service marketing et communication, et seuls 17% des CHO sont véritablement des responsables RH, avec pour mission de réinjecter du sens dans les différentes tâches confiées aux salariés… à défaut de pouvoir augmenter leur salaire.Prémices de réorganisations massives, ou simple diversion ? Pour Ghislain Deslandes, auteur d’une Critique de la condition managériale, ce poste relève largement du maquillage marketing. Ce professeur de gestion appelle de ses vœux une vraie réflexion des managers sur le sens de leur action, au-delà de l’objectif d’une performance étroitement mesurée dont ils sont devenus les vassaux. «Les managers s’égarent désormais dans des systèmes de gestion qui leur préexistent et freinent l’initiative individuelle». Une solution : «sortir de la tyrannie des nombres et du tout-évaluation», explique-t-il. «Il ne s’agit pas de tenter vainement de créer du bonheur dans nos entreprises, mais de réintroduire de l’autonomie, de l’indépendance, de manière à ce que le salarié puise se reconnecter avec son travail et, in fine, avec lui-même». Ghislain Deslandes invite donc au développement de ce qu’il nomme le weak management, une forme de management basée sur une décentralisation beaucoup plus poussée, et une délégation réelle de responsabilité. En somme, s’efforcer de revenir à davantage de spontanéité pour que les salariés retrouvent, à défaut de perspectives économiques, un sens immédiat à leur action.
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